Questions-Réponses...

01.

"On finit toujours par devenir un personnage de sa propre histoire."   

J. Lacan

On ne fait pas une analyse pour apprendre à mieux se connaître ni pour devenir psychanalyste, mais parce que l’on rencontre une impasse dans son existence, un "ça ne va pas", ou un "je n’en peux plus".

C’est au travers de l’espace de parole et de l’écoute singulière qu’offre l’analyste, que l’analysant peut appréhender les effets thérapeutiques mais surtout subjectifs de la parole et sortir ainsi de l’impasse dans laquelle il était. L’expérience analytique élargit le champ des possibles et offre la possibilité d’emprunter d’autres voies que celles qui faisaient souffrir le sujet.

 
02.

Un psychanalyste est une personne qui a fait l’expérience de la cure analytique et qui a poussé cette dernière suffisamment loin pour être en mesure d’accompagner d’autres à son tour sur le chemin de leur désir dans le respect de leur subjectivité et de leur singularité.

 
03.

Il y a à proprement parler peu de différence avec l’analyse, si ce n’est que l’on tend plus à utiliser le terme de psychothérapie analytique lorsque le travail analytique ne se poursuit pas après les premiers effets thérapeutiques. Le travail analytique prend fin lorsque la personne qui consulte est satisfaite et peut reprendre le cours de son existence, libérée de la souffrance à l’origine de la consultation.

 
04.

Un psychologue clinicien est une personne qui a suivi un cursus de 5 années d’études en psychologie clinique, validé par un Master professionnel.

 

C’est une profession dite “réglementée”, c’est-à-dire que ne peuvent faire usage du titre de psychologue que les personnes enregistrées au répertoire ADELI qui atteste de la formation effectuée.

Durant ses années d’études, le psychologue clinicien a été formé à la psychopathologie et aux diverses formes de prise en charge thérapeutiques au travers d’un enseignement théorique et pratique par le biais de stages cliniques.

Si l’obtention du titre de psychologue clinicien permet d’user de celui de psychothérapeute qui est, depuis 2010, réglementé lui-aussi, la plupart des psychologues cliniciens choisiront de se former par ailleurs et souvent pendant de très longues années, si ce n’est durant toute leur pratique.

C’est le cas pour ceux qui orientent leur pratique par la psychanalyse en effectuant eux-mêmes

une cure analytique et en suivant un enseignement théorique et clinique

auprès d’une association de psychanalyse. 

 
05.

La première particularité, c’est que l’enfant, initialement, ne consulte pas seul. Ce sont ses parents qui ont fait appel au psychanalyste, et la plupart du temps en raison d’un comportement qui les préoccupe, eux ou l’école.

Il arrive souvent que ce qui pose problème aux adultes, l’enfant ne l’identifie pas comme tel, le travail du psychanalyste  sera d’entendre ce qui est en souffrance chez l’enfant. Ensuite, dans le respect de la confidentialité de la parole de l’enfant, des points plus ou moins réguliers seront faits avec ses parents, en sa présence.

Ces moments sont en général très riches et participent pleinement du travail psychothérapeutique avec l’enfant.

 

Une autre particularité est que ce travail psychothérapeutique passe souvent par le dessin, le modelage ou le jeu, tout simplement parce que pour l’enfant ce sont des supports d’expression privilégiés. Grâce à l’accompagnement du psychanalyste, ces productions vont être mises en mots et permettront la symbolisation des affects et l’élaboration des conflits psychiques à l’origine de la souffrance ou de la difficulté de l’enfant.  

 
06.

Les consultations chez un psychologue clinicien, un psychanalyste ne font pas l’objet d’une prise en charge par la Sécurité Sociale, sauf dispositif spécial mis en place par l'État.

Cependant, certaines mutuelles proposent la prise en charge totale ou partielle des séances chez le psychologue selon les contrats. N’hésitez-pas à vous renseigner auprès de votre mutuelle. 

 
07.

Quelle est la durée d’une séance et son tarif ?

Les séances de psychothérapie analytique et de psychanalyse ont une durée qui varie selon ce qui est mis au travail.

Tarif d'une séance de psychothérapie : 50 €

Pour les personnes étudiantes ou en situation de précarité économique, ce tarif est ajusté afin qu'il ne soit pas un frein à la prise en charge thérapeutique.

 
08.

Quelle est la fréquence des séances ?

La fréquence des séances varie également et s’ajuste aux besoins de la personne et du travail effectué. Elle est discutée et peut évoluer au cours de la prise en charge. 

 
09.

Qu'est-ce qu'une consultation à distance ?

Lorsqu'il n'est pas possible pour la personne de rencontrer le thérapeute physiquement,

comme c'est le cas lors d'un confinement sanitaire ou d'un déplacement professionnel long,

il est tout à fait possible de consulter tout de même par téléphone

ou par le biais d'un logiciel de vidéoconférence.

 

Ces consultations ont lieu sur rendez-vous, les modalités sont discutées au préalable entre le thérapeute et le patient soit par téléphone, soit par mail. 

 
10.

Qu’est-ce qu’une supervision

ou analyse des pratiques professionnelles, 

d’orientation psychanalytique ?

C’est une intervention auprès de professionnels qui se centre sur la parole en favorisant son émergence par l’offre d’un espace sécurisant où elle puisse se déployer.

Le travail analytique personnel effectué par le superviseur lui permet d’être dans une position tierce et d’entendre ce qui se joue inconsciemment pour les professionnels, non seulement envers les personnes qu’ils accompagnent, mais aussi dans leur relation à leur institution.

Cette prise de conscience a pour visée de leur permettre de se décentrer par rapport à une situation complexe et de relancer leur créativité.

Il s’agit en somme, au travers de la parole adressée à un autre professionnel en position tierce, de donner du sens à l’insensé, de porter un autre regard sur la situation afin de sortir de l’impasse.